Mythologie Irlandaise

Le Chaudron du dagda

DAGDA signifie « le dieu bon ». Il était en fait le dieu le plus important de la mythologie irlandaise et était généralement représenté comme un homme rustique traînant une énorme massue montée sur roues. Avec l'une des extrémités de sa massue, il pouvait tuer ses ennemis et de l'autre, il pouvait ressusciter les morts. Dagda était considéré comme un dieu sage, érudit et particulièrement versé dans l'art de la magie. Il fut l'un des chefs des Tuatha de Danann

Dagda était également un puissant combattant et l'amant de Morrigane, la déesse de la guerre. Les os de ses ennemis devenaient des « grêlons sous les sabots d'un cheval » lorsqu'il les frappait de sa massue. Tel un chef tout-puissant, il menait les Tuatha De Danann sur le champ de bataille, tuant ceux qui s'opposaient à lui. Mais il était aussi associé à l'abondance, capable d'assouvir la faim de chacun grâce à son chaudron au contenu inépuisable. Il prenait plaisir à manger et juste avant la seconde bataille de Magh Tuireadh, il se rendit dans le camp des Fomor II, ses ennemis acharnés, pendant la trêve du nouvel an. Ils préparèrent alors à son attention du porridge fait de lait, de farine, de graisse, de cochons et de chèvres, en quantité suffisante pour rassasier cinquante hommes.

Ils lui ordonnèrent, sous peine de mort, de tout manger, ce qu'il fit de bon coeur en se servant d'une louche en bois « si énorme qu'un homme et une femme pouvaient coucher dedans ». Cette épreuve transforma temporairement Dagda en vieil homme obèse, mais cela ne l'empêcha pas de séduire l'une des filles des Fomorii, qui lui promit d'aider les Tuatha De Danann par sa magie. Ce récit évoque peut-être, dans une version altérée, le mariage sacré d'un chef et d'une jeune fille qui avait lieu au début de chaque année , semblable au rite sacré effectue par un souverain sumérien et une prêtresse en Mésopotamie. L'union avait pour but d'assurer la prospérité, la force et la paix.