Royaume de Féerie
Page de Féerie

 
ntroduction à Féerie

Les habitants de Féerie sont si variés qu’il est difficile de les citer tous ici. La même espèce peut changer de nom d’une région à une autre. Une espèce se fond dans la suivante et comment dire ou fini un Lutin et où commence un Bigle. Aucune règle ne régit la terminologie ni aucun aspect de Féerie. Ce monde est à lui-même sa propre loi.

Nous ne tenterons pas non plus de vous faire entrer dans ce monde enchanteur. Personne ne peut vous y faire entrer si ce n’est par votre propre volonté. Le fait est que le peuple de féerie vous accepte ou ne vous accepte pas en tant qu’un des leurs. En vérité il se peut qu’un mortel parfaitement incrédule soit néanmoins capturé – captivé – par le monde de Féerie et sa finalité. D’autres pourront flâner éternellement dans les clairières embrumées ou chercher quelques êtres mystérieux au fond de leur jardin, sans pour autant y trouver autre chose que la rosée du matin.

Féerie représente la puissance des pouvoirs magiques incompréhensibles pour les humains et par là même hostiles. Ce monde n’a rien a voir en fait avec les contes, légendes et histoires sentimentales qui commencent par « Il était une fois …. » Et se terminent par …. « Et ils vécurent heureux ! ». Aussi charmants soient ces récits ils ne sont pas le vrai monde de Féerie.

On doit toujours garder en tête que si le monde de Féerie dépend largement des humains, les esprits sont des créatures étrangères dont l’éthique et les valeurs sont très loin de celles de l’humanité. Ces êtres ne se sentent pas du tout comme les humains. C’est précisément pour cette raison qu’ils sont la cause de la plupart des troubles qu’ils procurent à l’homme. Toutes les formes de créativité, tous les moments d’émotion intense les attirent. Les Elfes sont la vie à l’état brut.


Féerie est un univers d’enchantements nocturnes, d’une beauté fascinante ou d’une laideur effroyable, de masques d’humour, de méchanceté, de joie et de terreur, d’amour et de tragédie, un univers bien plus riche que ne le laissent croire les contes et légendes. Nous sommes dans un monde où il ne faut entrer qu’avec la plus grande précaution, car les esprits ont par-dessus tout en horreur la curiosité des humains maladroits qui envahissent leur domaine comme des touristes malappris. Soyez donc prudent ! Si le but est enchanteur, le danger est réel.

Notre époque efface tout ce qui pourrait mettre l’homme en rapport avec Féerie. Il convient donc d’étudier cet univers avec une objectivité bienveillante et de mesurer ce qui le rend précieux à l’humanité.


rigines de Féerie :

Depuis l’origine du monde le mystère de Féerie est l’objet de spéculations de la part des humains. Que sont les esprits ? D’où viennent-ils ? La mythologie nordique raconte que les vers sortis du cadavre du géant Ymir se transformèrent en elfes de lumière et Elfes de la nuit. Les premiers, qui vivent à l’air libre, sont des heureux et bienveillants, tandis que les Elfes noirs, qui habitent les profondeurs de la terre, sont sinistres et malfaisants.

La Version Irlandaise raconte qu’Eve était à la rivière pour laver ses enfants quand Dieu lui à parlé. Dans sa terreur sacrée elle dissimula ses enfants non encore lavés. Dieu lui demanda s’ils étaient tous là et elle répondit que oui. Alors il annonça que ceux qu’elle lui avait dissimulés resteraient hors de vue des humains. Ces enfants cachés devinrent les elfes ou Esprits que les pays scandinaves appelèrent le peuple des Huldre. Les filles de ce peuple sont d’une beauté exceptionnelle ; mais elles ont une queue comme les vaches, à moins que derrière elles soient inexistantes, réduites à une façade splendide qui reproduit la tromperie d’où elles sont nées.

Ailleurs on croit que les Elfes sont des anges déchus, ou encore des païens morts sans avoir gagné leur paradis ni mérité l’enfer, contraints de vivre éternellement dans les régions crépusculaires du Royaume du Milieu. Dans le Devon, on pense que les Lutins sont les âmes des enfants non baptisés. Mais est-*ce bien vrai ? Féerie précède le Christianisme de plusieurs millénaires, c’est un monde qui existe de toute antiquité, sous des formes différentes, partout dans le monde.

e Royaume de Féerie

Où se trouve ce Royaume ?
Parfois juste au-delà de l’horizon, parfois sous nos pieds. C’est un pays insaisissable. A une époque on pensait que ce royaume avait une position géographique bien précise, même si elle se déplaçait. Les Gallois ont cru qu’elle se trouvait au Nord de leur contrée montagneuse, puis à l’ouest sur une presqu’île mystérieuse, les rochers embrumés du Pembrokeshire. Plus tard on la croyait sur une île en mer d’Irlande. Les marins quelques fois longeaient cette île et certains même y débarquaient mais disparaissaient de manière inexplicable. On disait aussi que les esprits habitant ce royaume avaient pour coutumes de se rendre sur les marchés de Laugharne et de Milford Haven. Les Irlandais, pour qui cette île fantôme se situait à l’ouest, l’appelaient Hy Breasail. Pour les Anglais il s’agissait de l’île de Man, et de cette île nous vient de nombreux récits elfiques.

Une des plus célèbres légendes de Féerie est celle décrivant le récit du Roi Arthur (Roi couronné en Féerie) qui fut apporté là, mortellement blessé, pour y être soigné par quatre reines des Fées. On pense qu’Arthur repose encore là-bas au milieu de ses chevaliers, au cœur d’une colline enchantée, plongé dans un profond sommeil. Que menace la ruine et il s’éveillera à nouveau pour régner sur ces terres.

En fait, le pays de Féerie peut apparaître n’importe où ! Ses frontières nous entourent, faites de crépuscule et de brume, de chimères et lueurs.


Les habitants de ce royaume se partagent, selon leur habitat, en espèces différentes. S’il existe des esprits solitaires et isolés, beaucoup d’Elfes des campagnes vivent dans les forets (souvent ils adoptent un arbre. De ce fait l’arbre et son hôte deviennent synonymes), dans les prairies, les collines et les grottes à flan de montagne. Il y en a (les esprits aquatiques) qui vivent dans les îles enchantées, dans les domaines sous-marins, dans les mers, les lacs, les rivières. Enfin il y a les esprits domestiques ; ceux qui hantent les maisons (Farfadets et autres).

Les modes de vie diffèrent également qu’il s’agisse de familles resserrées sur elles-mêmes, de communautés organisées hiérarchiquement (souvent installées dans les collines creuses) ou d’esprits indépendants et solitaires comme les Lépréchiens.

es habitants des collines creuses

Les souterrains, les catacombes et les anciennes carrières sont un endroit de prédilection pour les esprits. En Gaélique, Elfe se dit Sidhe, le peuple des collines creuses. La nuit ces collines sont souvent illuminées par une nuée de lucioles étincelantes. Parfois la colline toute entière s’élève sur des colonnes et on voit les lumières de Féerie se former en procession et se diriger vers une autre colline. La tradition dit que c’est le jour de la Saint-Pierre-aux-Liens (le 7 août) qu’apparaît ce phénomène. Sur l’île de Man c’est le 11 novembre que les esprits les plus redoutables (les Sangres) choisissent pour déplacer leur demeure. Le sage s’abstient de voyager cette nuit là.

Chaque colline a son Roi et sa Reine, qui en général rendent allégeance à un Grand Roi. Le plus connu, le Roi Obéron de la légende moyenâgeuse, doit sa petite taille à un mauvais sort qu’il reçut à sa naissance.

Il n’est pas recommander d’empiéter sur les collines des esprits, mais les observateurs discrets ne rencontrent pas d’objection et leur amitié peut même trouver sa récompense. Si les Elfes hésitent à sortir de leur demeure, on peut en découvrir l’entrée en faisant 9 fois le tour de la colline par nuit de pleine lune. La porte apparaîtra alors clairement. Ceux qui n’osent pas pénétrer dans la demeure pourront coller leur oreille au sol et entendre les échos des réjouissances de ce petit monde.

Les sorcières se retrouvent souvent sur les collines des Fées. C’est l’une des nombreuses accusations lancées contre elles dans les procès de sorcellerie au XVIIéme siècle. Isobel Qowdie avoua en 1662 avoir reçu « là-bas de la viande, des mains de la Reine des Fées, plus qu’elle n’en pouvait manger ».

Les collines creusent servent de maison mais aussi de cachette pour l’or , de même que de cimetière pour les Fées. Nous avons vu déjà la tombe du Roi Arthur. Un autre roi, le Roi Sil, est encore à cheval dans son armure dorée, au plus profond de la colline de Silbury, dans le Wilshire. La colline des Goblins, Bryn yr Ellyllon, près de Mold, dans le Clyd Flint, qui est hantée par des personnages en armures dorées. Des fouilles ont été effectuées en 1833 et ont permis la mise à jour d’un squelette ceint d’un corselet en or.